Aujourd’hui, réveil sous la pluie mais nous avions prévu le coup en gardant la visite du musée national de Tokyo pour la journée où nous avions 100% d’humidité selon la météo locale ! Retour au parc d’Ueno avec pour commencer un petit crochet vers le temple Toshogu (oui, oui, il a le même nom que celui de Nikko et pour cause, il est lui aussi dédié au premier shogun Ieyasu Tokugawa) car nous l’avions oublié lors de notre premier passsage. Après une allée bordée de lanternes et un monument dédié aux flammes de Hiroshima et Nagasaki (une flamme commémorative un peu comme celle de la tombe du soldat inconnu), nous apercevons le temple tout doré. Un peu moins décoré que son grand-frère, il possède quelques belles sculptures. Nous ne verrons malheureusement pas l’intérieur car il est fermé au public.
Puis direction le musée national qui va nous occuper plusieurs heures vu tout ce qu’il y a y à voir, et encore, nous n’avons pris un billet que pour les collections permanentes et pas pour les expositions temporaires ! Nous commençons par le bâtiment dédié aux collections asiatiques soit toute l’Asie sauf le Japon, comme ce n’est pas ce qui nous intéresse le plus, nous passons assez vite (une petite heure) avant de nous diriger vers le bâtiment qui habrite l’art japonais. C’est là que nous avons passé le plus de temps (entre 2h30 et 3h), il faut dire que le parcours est très riche avec des pièces vraiment exceptionnelles (le tampon « bien d’importance culturelle » nous est vite devenu familier !). Commençant par l’antiquité japonaise, nous avons vu défilé plusieurs millénaires d’art nippon, le gros des oeuvres se concentrant entre le VIIIème et le XIXème siècle. Enfin, direction le pavillon qui habrite les collections données par la famille impériale plus petit, heureusement pour nos estomacs qui commencent à protester, c’est qu’il est bientôt 14h… Essentiellement constitué d’art religieux, nous le visitons assez rapidement puis nous nous mettons en quête d’un restaurant. Malheureusement la direction choisie n’était pas la plus pourvue mais nous finissons quand même par trouver notre bonheur.
Une fois repus, il est quasiment 15h, nous repartons direction la rue de la fabrique (Nippori-dori), sorte de marché Saint-Pierre tokyoïte. La rue est bien droite est large mais les boutiques sont pour certaines aussi désordonnées que les parisiennes !
Nous quittons définitivemment Ueno, direction Akihabara et sa « ville électrique », étape fort attendue par Gabriel. Une fois sortis de la station de métro, un énorme bâtiment « Séga » nous met sur la bonne voie. C’est un déluge de sons et de lumières mais quand nous rentrons dans un des 2 immeubles « Séga » pour découvrir les salles dédiées aux jeux vidéos, le volume sonore explose, il y a des bornes hyper sophistiquées et malheureusement pour nous, aucune instructions autres qu’en japonais… Difficile de tester quand on ne sait pas ce qu’on est censé faire ni quel est le but du jeu ! Après nous en être mis plein la vue et les oreilles, nous nous mettons en quête de bornes rétro et de l’enseigne « Don quijote », un magasin ouvert de 10h à 5h non-stop et qui vend de tout ( nourriture, cosmétique, souvenirs, costumes, farces et attrapes, chaussures, bagages…). C’est simple, il suffit de trouver un pingouin bleu, la mascotte du magasin. Attiré par la musique de Mario, nous descendons dans un sous-sol, c’est bien du rétro-gaming mais uniquement de la vente, pas de possibilité de jouer à de vieux jeux. Après nous être extasiés sur toutes les vieilles consoles de notre enfance et sur celles qui ne sont jamais arrivées jusqu’à nous, nous remontons. Ca y est, nous avons aperçu le pingouin ! C’est parti pour 8 étages de folie, nous croisons même un maid-café au 6ème étage !
Nous ressortons épuisés par toutes ces lumières et tout ce bruit ! Direction notre appartement pour poser les sac à dos avant un petit restaurant de suchis avec tapis roulant. Une tablette équipe chaque place afin que les clients puissent commander leurs saveurs préférées plutôt que d’attendre qu’elles passent devant eux. Et petit plus qui nous a beaucoup amusé, les commandes sont livrées sur un petit shinkansen qui s’arrête devant vous le temps que vous attrapiez vos assiettes !
